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Analanjirofo : vivre entre épices, forêts tropicales et île Sainte-Marie sur la côte Est de Madagascar

Carte de la région Analanjirofo
Informations clés
  • Chef-lieu :
    Fenoarivo Atsinanana
  • Ancienne Province :
    Toamasina
  • Population :
    729 715 habitants
  • Superficie :
    10 734 km²
  • Densité :
    68,0 hab/km²
Analanjirofo est une région du Nord-Est de Madagascar, sur la côte de l’océan Indien, avec Fenoarivo Atsinanana (Fénérive-Est) comme capitale. Elle est connue pour ses forêts tropicales, ses plantations d’épices (vanille, girofle, cannelle), ses plages sauvages et l’île de Sainte-Marie (Nosy Boraha). C’est une région très verte, humide et encore largement tournée vers l’agriculture et la mer.
Analanjirofo : vivre entre épices, forêts tropicales et île Sainte-Marie sur la côte Est de Madagascar

Analanjirofo est une région de la province de Toamasina, située sur la côte nord-est de Madagascar, le long de l’océan Indien.  Elle est bordée par Ambatosoa au nord, Sofia et Alaotra-Mangoro à l’ouest, Atsinanana au sud, et par la mer à l’est, ce qui lui donne un positionnement stratégique entre littoral, forêts humides et arrière-pays agricole.  Le chef-lieu est Fenoarivo Atsinanana (Fénérive-Est), ville côtière située au nord de Toamasina sur la RN5, et la région inclut aussi l’île de Sainte-Marie (Nosy Boraha).

Avant la création de la région d’Ambatosoa, Analanjirofo comptait six districts (Fénérive-Est, Vavatenina, Soanierana Ivongo, Mananara Nord, Maroantsetra, Sainte-Marie) sur plus de 21 000 km² ; depuis le détachement de Maroantsetra et Mananara, elle regroupe désormais quatre districts pour un peu plus de 11 000 km², tout en conservant un littoral étendu et une forte identité de côte Est.  La population dépasse le million d’habitants, avec une densité variable entre les zones côtières, les plaines agricoles et les reliefs forestiers.

La région se caractérise par une pluviométrie très élevée, une couverture forestière encore importante (forêts humides, mangroves, plantations, agroforêts) et un réseau hydrographique dense, ce qui crée des paysages de collines verdoyantes, de vallées, de rivières et de villages étirés le long des routes et des fleuves.  L’économie locale repose sur la combinaison de l’agriculture (vivrière et de rente), de la pêche, de l’exploitation forestière et d’un tourisme en développement, notamment sur Sainte-Marie et dans certaines communes côtières.

Le climat d’Alaotra-Mangoro est de type tropical d’altitude, avec une alternance marquée entre une saison des pluies et une saison sèche plus fraîche. Les pluies sont concentrées surtout entre novembre et avril, période pendant laquelle certaines zones peuvent être sujettes à des inondations locales, en particulier autour des zones marécageuses et des rizières. La saison sèche, plus fraîche, rend la région globalement agréable à vivre, avec des températures modérées comparées aux régions littorales plus chaudes. Comme dans une grande partie deMadagascar, la région est exposée aux vents de cyclones tropicaux, même si elle ne se trouve pas directement sur la côte, ce qui impose de penser à la qualité des constructions et à la gestion des eaux de ruissellement.

L’économie d’Alaotra-Mangoro est dominée par l’agriculture, en particulier la riziculture, avec environ 120 000 hectares de rizières qui en font le principal bassin rizicole du pays. La région produit aussi du manioc, du maïs, des pommes de terre, de la canne à sucre et d’autres cultures vivrières, tandis que l’élevage de zébus représente un capital économique important pour les ménages ruraux. La pêche sur le lac Alaotra contribue à l’alimentation locale, avec plusieurs milliers de tonnes de poissons par an, même si la ressource doit être gérée de manière durable. À cela s’ajoutent des activités minières, notamment le nickel près de Moramanga (projet Ambatovy) et des gisements de pierres précieuses dans certaines zones, ainsi que quelques initiatives industrielles et de transformation agroalimentaire.

Le tourisme à Alaotra-Mangoro est encore modeste, mais dispose d’un réel potentiel pour les voyageurs en quête de nature et de ruralité.  Le lac Alaotra, plus grand lac de Madagascar, est une attraction majeure pour l’observation des paysages de rizières, des oiseaux et de la vie rurale autour des villages de pêcheurs.  La région est également proche de sites très connus comme le parc national d’Andasibe-Mantadia et la réserve d’Analamazoatra, accessibles depuis Moramanga, même si ces aires protégées sont parfois associées administrativement à d’autres entités.  Les marchés agricoles, la découverte des cultures Sihanaka et Bezanozano, ainsi que certaines initiatives écotouristiques, offrent des expériences authentiques loin des grands circuits balnéaires.

La vie quotidienne à Alaotra-Mangoro est fortement rythmée par l’agriculture et les saisons, avec une grande partie de la population vivant dans des villages et petites villes.  Les journées commencent tôt, entre travail dans les rizières, élevage, pêche et petits commerces locaux.  Ambatondrazaka et Moramanga jouent le rôle de centres urbains avec marchés, écoles, services administratifs et quelques structures de santé, tandis que les communes rurales restent plus simples, avec un accès limité aux services.  L’accès à l’eau et à l’électricité progresse mais n’est pas encore généralisé à tous les foyers, ce qui impose une certaine capacité d’adaptation.  Pour un expatrié, le quotidien se construit autour d’une vie communautaire forte, de relations de voisinage et d’un rapport direct à la terre et aux produits agricoles locaux.

Sur le plan sécuritaire, Alaotra-Mangoro ne fait pas partie des régions les plus sensibles, mais impose les mêmes précautions de base que dans le reste du pays : vigilance sur les déplacements de nuit, protection des biens et respect des usages locaux.  Les principaux risques concernent davantage les aléas naturels que la criminalité : inondations, glissements de terrain, vents de cyclones, feux de brousse et parfois criquets pour les cultures.  Il est conseillé de bien choisir l’emplacement de son logement (hors zones inondables), de vérifier la qualité des constructions et de se renseigner sur les plans locaux de gestion des risques.  Pour les déplacements, mieux vaut éviter les trajets nocturnes sur les routes secondaires et se tenir informé de l’état des axes pendant la saison des pluies.

L’accès à Alaotra-Mangoro se fait principalement par la route grâce à la RN2 (Antananarivo–Moramanga–Toamasina) et la RN44 qui relie Moramanga à Ambatondrazaka puis vers le nord du lac.  Ces axes sont essentiels pour la circulation des personnes et des marchandises, même si leur état peut se dégrader en saison des pluies et demander plus de temps de trajet.  La région dispose également d’anciennes infrastructures ferroviaires, notamment la ligne Tananarive–Côte Est et la liaison Moramanga–Lac Alaotra, dont l’exploitation est variable selon les périodes et les travaux.  Au niveau local, les déplacements se font en taxi-brousse, bus interurbains, véhicules privés ou motos, avec une forte dépendance aux pistes rurales pour rejoindre les villages.  Pour un expatrié, il est prudent de prévoir un véhicule adapté ou de bien connaître les réseaux de transport locaux.

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Province de Toamasina
Comparatif
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